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LES GENS DU SOUVENIR
Avril compose mes silences, sous sa toile de feux et de froid
Mes
rêves ont déserté les berges du Sine, oublié
les sermons des Saltigués
Je
rêve désormais du silence éloquent des cœurs
incandescents
Un
matin les mots sont venus frapper à ma porte, ils avaient
froid
Mame Diarmé dis-moi ! si ceci n’est que chimère
et vains espoirs
Mama
Youssou dis-moi, tes circoncis sont-ils auprès de toi dans
les firdaws
Hier
j’ai rêvé de toi, tu me disais La ilaha ilalah
Depuis
je ne songe plus qu’aux vêtements de laine, au froc
dans une tour de verre
Je
rêve désormais du silence éloquent des cœurs
incandescens
J’ai
le souvenir, des gens du souvenir, qui me disait de mourir avant
de mourir
Souf,
souf ak ban, ban ak souf, massé ak souf si, soufiyanké
ya ngui fi toogue
Mama
bayinala tchi banekhou adouna
Nguané
banakh toogue
Nguanéma
lanla, manéla loloula
Nguanéma
fanela, manéla fofoula
Manena
fanan na tchi ya mana, ya fana bé assamane si né
Fanguete,
wayé firndé bobou mane
Mounou
mala ko faranfatiel
Khalou
khal, lakenama, wayé toguayou makamat lay out
Nguanéma
loy out, manéla khal, hâl moy êtat spiritual,
maqamat moy station
Bana
moy anéantissement, fanâ moy extinction
Bana
wal fana, fana wal fana, bayazid, Ibn arabi
Le
je qui tue le je, mon âme recherche l’union, l’extase
et l’extinction…
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